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Argent : ayez toujours du cash
En Bolivie, on paie surtout en espèces, en bolivianos (Bs). La carte bancaire est l'exception.
- Les cartes étrangères ne passent que dans les hôtels, certains restaurants et les supermarchés des grandes villes, souvent avec un supplément. Marchés, bus, taxis, villages et entrées des parcs nationaux : cash uniquement.
- Vous verrez des QR codes partout, même chez les vendeuses de rue. Ce sont des virements entre banques boliviennes : sans compte dans une banque bolivienne, impossible de les utiliser. Il suffit de demander « ¿En efectivo? ».
- Retirez en ville : il y a des distributeurs (cajeros) à La Paz, Santa Cruz, Cochabamba, Sucre ou Uyuni. Dans les villages (Torotoro, Sorata, les îles du Titicaca, le Sud Lípez), il n'y en a pas ou ils sont souvent vides. Partez avec assez de bolivianos pour toute l'étape.
- Retirer au distributeur avec une carte étrangère fonctionne, mais chaque retrait est facturé et plafonné : mieux vaut voyager avec des espèces. Apportez des dollars ou des euros (les deux se changent bien) en billets propres et pas déchirés, et changez-les dans une casa de cambio : les billets y sont mieux payés.
- Gardez des petites coupures et des pièces : chauffeurs, marchés et toilettes publiques (1 à 2 Bs) n'ont souvent pas la monnaie sur 100 ou 200 Bs.
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En ville : micros, minibus et trufis
Le transport public est très bon marché et va partout, mais il ne fonctionne pas comme en Europe. Et ne comptez pas sur Google Maps : la plupart des lignes n'y sont pas.
- Micro (petit bus), minibus et trufi (voiture ou minibus collectif) suivent des lignes fixes, avec un numéro ou une lettre. Les rues principales du trajet sont écrites sur le pare-brise, et souvent criées à la porte.
- Il n'y a presque pas d'arrêts : le minibus s'arrête là où on le lui demande. Pour le prendre, faites un signe de la main au bord de la rue.
- En cas de doute, demandez au chauffeur avant de monter : « ¿Pasa por la plaza principal? ». Les Boliviens sont habitués et vous aideront volontiers.
- Pour descendre, dites-le à voix haute un peu avant : « ¡Me quedo en la esquina! » (je descends au coin de la rue).
- On paie le chauffeur en espèces, en montant ou en descendant. Le trajet coûte quelques bolivianos : ayez la monnaie.
- À La Paz et El Alto, Mi Teleférico, le réseau de téléphériques, est l'exception : des lignes claires, de vraies stations, et la plus belle vue sur la ville.
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Entre les villes : bus et terminales
Le bus est le moyen le plus courant pour voyager, de jour comme de nuit.
- Les bus longue distance partent de la Terminal de Buses de chaque ville. Achetez le billet au guichet de la compagnie, la veille pour les bus de nuit les plus demandés.
- Avant de monter, on paie à la terminal une petite taxe (tasa de uso de terminal) de quelques bolivianos. Gardez le ticket, on vous le demandera à l'embarquement.
- Pour les trajets de nuit, prenez « cama » ou « semi-cama » : des sièges qui s'inclinent beaucoup plus, pour quelques bolivianos de plus.
- Sur l'Altiplano, les bus sont rarement chauffés : gardez une couche chaude avec vous. En basse terre, c'est la climatisation qui peut être glaciale.
- Les bagages vont en soute contre un ticket. Gardez avec vous papiers, argent et appareils.
- Vers les villages (Torotoro, Sorata, Valle Alto…), ce sont souvent des minibus qui partent quand ils sont pleins, d'une rue précise plutôt que d'une gare. Demandez à votre logement d'où ils partent.
- Comme en ville, le bus s'arrête n'importe où sur la route. Dites au chauffeur où vous voulez descendre, par exemple « me deja en el cruce a… » (au croisement vers…).
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Taxis et applis
Le taxi est bon marché : une course en ville coûte environ 15 Bs, soit à peu près 1 €.
- Le plus simple : les applis InDrive ou Yango. Ce sont des taxis dont le prix s'affiche dans l'appli avant le trajet, et on paie le chauffeur en espèces.
- Les taxis de rue n'ont pas de compteur : convenez du prix avant de monter, c'est l'usage ici et tout le monde est tranquille.
- La nuit, évitez de héler un taxi dans la rue : prenez-le à un arrêt de radio-taxis, faites-le appeler par votre logement ou un restaurant, ou passez par l'appli.
- Pour un site sans transport public (Incallajta, certaines lagunes), on peut louer une voiture avec chauffeur à la journée : convenez d'un prix total, aller-retour et attente compris.
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Voyager serein
La Bolivie est un pays accueillant. Quelques précautions simples, comme dans toute grande ville, suffisent.
- Le soir, évitez de marcher seul tard dans les rues calmes : après la tombée de la nuit, un taxi d'appli ou un radio-taxi est plus simple et ne coûte presque rien.
- Dans les marchés, les terminales de bus et la foule, gardez votre sac et votre téléphone près de vous.
- Pour traverser la rue, prenez votre temps : les voitures ne s'arrêtent pas toujours aux passages piétons. Regardez bien des deux côtés et traversez avec les gens du coin.
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Blocages et imprévus
Prévoyez de la marge : en Bolivie, un trajet ne se passe pas toujours comme prévu.
- Les blocages de routes (bloqueos) et les grèves font partie de la vie bolivienne. Une route peut être coupée un jour ou une semaine : gardez un ou deux jours libres dans votre voyage.
- La veille d'un long trajet, renseignez-vous à la terminal, auprès de votre logement ou dans la presse locale (« ¿Hay bloqueo? »).
- En saison des pluies (décembre à mars), les routes des basses terres et des Yungas peuvent être coupées par la boue ou des glissements de terrain. L'avion est alors souvent la meilleure solution.
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Altitude, eau et santé
Quelques réflexes pour profiter du voyage sans tomber malade.
- Ne buvez pas l'eau du robinet : eau en bouteille ou filtrée. Méfiez-vous des glaçons et des crudités dans les petits restaurants.
- Montez par étapes : quelques jours vers 2 500 m (Cochabamba, Sucre) avant La Paz ou Uyuni aident beaucoup. Buvez beaucoup, mangez léger et évitez l'alcool les premiers jours.
- Le soleil d'altitude brûle vite, même quand il fait froid : crème solaire, chapeau et lunettes de soleil.
- Pour l'Amazonie et les basses terres, renseignez-vous avant le départ sur le vaccin contre la fièvre jaune et sur les moustiques (dengue).
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Téléphone et internet
Être joignable et trouver son chemin.
- Une carte SIM bolivienne (Entel, Tigo ou Viva) coûte peu et s'achète en boutique avec votre passeport. Entel a la meilleure couverture à la campagne.
- Dans le Sud Lípez, sur certaines îles et dans la jungle, il n'y a pas de réseau du tout. Prévenez vos proches avant de partir.
- Téléchargez les cartes hors ligne avant de partir (Google Maps, Organic Maps…) : les bus n'y sont pas, mais les rues oui.
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Langue et habitudes
Ce qui aide à se sentir bienvenu.
- On parle espagnol partout, et aussi quechua, aymara ou guarani selon les régions. Hors des lieux touristiques, peu de gens parlent anglais : quelques mots d'espagnol changent tout.
- Demandez toujours avant de photographier quelqu'un, en particulier les cholitas et sur les marchés.
- On marchande sur les marchés d'artisanat, beaucoup moins pour la nourriture ou les transports.
- Les toilettes publiques sont payantes (1 à 2 Bs) et souvent sans papier : ayez-en toujours sur vous.
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Arriver en Bolivie
Par avion ou par la route.
- Les vols internationaux arrivent surtout à Santa Cruz (Viru Viru) et à La Paz (El Alto, à 4 000 m).
- Par la route, on entre depuis le Pérou, le Chili, l'Argentine, le Brésil ou le Paraguay : tous les passages sont détaillés plus bas, dans « Passages de frontière ».
- Selon votre nationalité, un visa peut être demandé : vérifiez les règles avant de partir.
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Documents et visas
Les règles dépendent de votre nationalité et changent parfois : vérifiez toujours avant de partir.
- Passeport valable au moins six mois après votre arrivée. Gardez-en une photo sur votre téléphone.
- Beaucoup de nationalités, dont celles de l'Union européenne, n'ont pas besoin de visa pour un séjour touristique : on reçoit en général 30 jours à l'arrivée, prolongeables jusqu'à 90 jours par an auprès de la Migración.
- D'autres nationalités doivent demander un visa, avant le départ ou à l'arrivée. La liste à jour est sur le site officiel de la Dirección General de Migración (migracion.gob.bo) ou auprès d'un consulat de Bolivie.
- À l'entrée, vérifiez le tampon et le nombre de jours accordés : chaque jour de dépassement se paie en amende à la sortie.
- Le certificat de vaccination contre la fièvre jaune peut être demandé pour certaines zones tropicales : gardez-le avec votre passeport.
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Quelques phrases utiles
En espagnol, comme on les dit en Bolivie.
- ¿En efectivo o con QR?
- En espèces ou par QR ? (On vous la posera souvent.)
- ¿Tiene cambio?
- Vous avez la monnaie ?
- ¿Este micro pasa por…?
- Ce bus passe par… ?
- ¡Me quedo en la esquina!
- Je descends au coin de la rue !
- ¿A qué hora sale el bus a…?
- À quelle heure part le bus pour… ?
- ¿Hay bloqueo?
- Y a-t-il un blocage sur la route ?
- ¿Cuánto es?
- C'est combien ?
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Passages de frontière
Les passages les plus utilisés, pays par pays. Horaires et règles changent : vérifiez avant de partir.
Pérou
Desaguadero (vers Puno)
La route la plus directe entre La Paz et Puno : environ 3 h de bus jusqu'à la frontière, puis 3 h côté Pérou. Ville marchande très animée : gardez vos affaires près de vous.
Kasani – Yunguyo (par Copacabana)
À 10 minutes de Copacabana, le passage le plus agréable vers le Pérou, au bord du lac. Des bus relient Copacabana à Puno en 3 h environ.
Chili
Tambo Quemado – Chungará (vers Arica)
Sur la route La Paz – Arica, à 4 660 m, au pied des volcans du parc Sajama. Bus directs La Paz – Arica en 8 à 10 h. Il y fait très froid : gardez une couche chaude.
Hito Cajón (vers San Pedro de Atacama)
À la fin du tour du Sud Lípez, près de la Laguna Verde : beaucoup de tours déposent les voyageurs ici, avec un transfert vers San Pedro de Atacama (environ 1 h). À réserver avec le tour.
Pisiga – Colchane (vers Iquique)
Le passage de la route Oruro – Iquique, près du Salar de Coipasa. Bus depuis Oruro. Région isolée et froide : partez avec de l'eau et des espèces.
Ollagüe (vers Calama)
Entre Uyuni et Calama, au milieu des volcans. Quelques bus par semaine depuis Uyuni : vérifiez les jours avant de partir.
Argentine
Villazón – La Quiaca
Le passage le plus utilisé vers l'Argentine, à pied par le pont. De La Quiaca, bus vers Jujuy et Salta. Les formalités ne se font pas toute la nuit : arrivez de jour.
Bermejo – Aguas Blancas
Par le pont international ou en petite barque sur le río Bermejo. D'Aguas Blancas, bus vers Orán et Salta.
Yacuiba – Salvador Mazza
Le passage du Chaco, sur la route de Santa Cruz à Salta. Bus directs depuis Santa Cruz, et bus internationaux vers Buenos Aires.
Brésil
Puerto Quijarro – Corumbá (vers le Pantanal)
Au bout de la ligne de train et de la route de Santa Cruz, par Roboré. Taxi jusqu'à la frontière, puis Corumbá, porte du Pantanal brésilien.
Guayaramerín – Guajará-Mirim
En bateau à travers le río Mamoré, en quelques minutes. Les formalités se font de chaque côté du fleuve.
Cobija – Brasiléia
Par le pont sur le río Acre. De Brasiléia, bus vers Rio Branco et le reste du Brésil.
San Matías – Cáceres
Un passage isolé à l'est de la Chiquitanía, vers le Mato Grosso. Peu de transports : plutôt pour les voyageurs en voiture.
Paraguay
Cañada Oruro – Infante Rivarola (vers Asunción)
La route du Chaco, par Villamontes. Des bus de nuit relient Santa Cruz à Asunción en environ 20 h. Région très chaude et peu peuplée : eau et espèces indispensables.
Pourquoi le Chapare n'est pas (encore) sur le site
Le Chapare, le tropique de Cochabamba, est une très belle région de forêts, de rivières et de cascades. Pour l'instant, on préfère ne pas conseiller d'y séjourner : autour de Villa Tunari et dans quelques zones voisines, la situation est un peu tendue et les blocages de routes sont fréquents. Ce n'est pas le cas de toute la région, et on espère pouvoir l'ajouter bientôt.
Le bus entre Cochabamba et Santa Cruz traverse le Chapare : ce trajet ne pose pas de problème.